Mémoire Muraille retour de projets

Mémoire Muraille retour de projets

Suite à la visite de la maison du projet et de la muraille de Chine, les élèves de Diplôme national des métiers d’arts et du design mention, micro-architecture, patrimoine et matériaux du Lycée R.Descartes à Cournon-d’Auvergne ont proposé, en binôme, une œuvre (formats, médiums, typologie non imposés) sur la mémoire du bâtiment en phase de disparition du paysage clermontois : « La muraille de Chine ». Cette œuvre devait être réalisée ou présentée à l’aide d’une ou plusieurs maquette(s) plane(s) ou/et en volume.

Ces projets ont été réalisés durant le cours d’Outil d’Expression et d’Exploration Créative, DN Made Esp2 , professeur : Clément Dubois


Vestige Panoramique

« Vestige Panoramique » est la seule trace conservée de la Muraille. Notre œuvre sera installée à l’emplacement même d’un escalier du bâtiment. Un escalier existant sera conversé lors de la démolition. Une ossature métallique composée de tubes en acier sera recouverte de plaques de verre. Les visiteurs de parc pourront accéder aux escaliers et ainsi monter les huit étages de la Muraille, jusqu’à atteindre 30 mètres de hauteur. Arrivés en haut, nous retrouvons la vue panoramique sur Clermont-Ferrand et ses alentours. Nous avons choisi de garder ce vestige comme un mémorial, pour rendre hommage à la Muraille et ses habitants. Nous conservons la hauteur initiale des escaliers pour rappeler la grandeur imposante de ce bâtiment emblématique.

Amandine Sauvade et Elsa Mattiazo


Outro Mémoriel

Outro signifie la conclusion d’un morceau de musique et ce mot a tout de suite fait écho à la sensation que l’on a eu sur le lieu. Car suite à notre visite nous avons constaté la fin d’une histoire, mais pas la fin d’une mémoire. Voilà pourquoi la deuxième partie de notre nom est mémoriel relatif à celui de mémoire car nous savons que la Muraille a marquée des vies et que des vies l’ont marquée.

Notre montage musical dur 3:40 minutes. Le fond sonore de notre musique accroit petit à petit, cette augmentation représente le projet de construction et la joie des habitants jusqu’au premier aménagement. Il atteint son apogée pour décroître lentement tout en se dégradant. Avant son apogée on constate des bruits parasites qui apparaissent furtivement et qui indiquent une dégradation de la situation de vie et du bâti. La dégradation se fait lentement, on l’entend car on perçoit de moins en moins les paroles et la mélodie, l’apparition de bruits parasites devient de plus en plus importante, jusqu’à ne plus rien entendre.

Les anciens habitants seront conviés à une représentation, où ils écouteront pour la seule et unique fois «Outro Mémoriel» une musique les concernant, en l’honneur des mémoires et des vies passés en ce lieu. Ils se réuniront une dernière fois autour de la muraille, comme autour du chevet d’un ancien ami avant de lui dire adieu. Une fois l’audio terminé, cela sonnera la fin d’une vie et la destruction du bâtiment, des souvenirs qui l’habite. Toute trace sera détruite. Hormis dans les mémoires, de la ville et des habitants.

Charlotte Oliva et Margot Candelier Rondeau


Exposition des clefs

« Par cette exposition des clefs, nous voulions représenter la mémoire des habitants de la Muraille. Ainsi les souvenirs individuels sont réunis pour créer un ensemble. L’élément clef seul représente la mémoire individuelle et l’ensemble des clefs la mémoire collective. Nous avons fait le choix de représenter 23 clefs afin de symboliser l’année de la destruction de la Muraille, à savoir 2023. Le chiffre 23 marque donc la fin de la vie au sein de la Muraille de Chine et les souvenirs qui y sont liés.

Pour pouvoir individualiser chaque clef, nous les avons accessoirisées d’un porte-clefs. Chacun représente un objet du quotidien lié à l’histoire de chaque habitant , ainsi les clefs et leur porte-clefs deviennent des reliques de la vie passée de la Muraille qui prendra bientôt fin.

Le visiteur, lors de l’exposition, devient usager puisqu’il lui est possible de prendre les clefs pour les observer, les déplacer. Ainsi, la mémoire collective est perpétuée à travers l’invitation à participer à cette expérience. »

Nicier Marine / Coline Legendre


Perceptions

Pour notre projet « PERCEPTIONS » nous souhaitions mettre en exergue la diversité des ressentis que la population peut éprouver face à cette disparition du bâtiment.

Le souvenir est une notion très personnelle et subjective. Nous souhaitions donc laisser la liberté à chacun de s’approprier notre travail. Nous proposons plusieurs sens de lecture en abordant des dualités comme:

  • le passé & le futur
  • la disparition & la présence
  • mémoire collective & mémoire individuelle

Il nous semblait aussi important de concevoir une œuvre accessible à tous dans le but qu’elle puisse être exposée au contact des habitants. L’œuvre viendrait à leur rencontre et serait dans un premier temps exposée à la maison du projet.

Notre projet se rajoute à toutes les traces de vie que la muraille laisse en mémoire derrière elle.

Lorie Bardy et Emma Boutet


Projection Sensorielle

Projection sensorielle est un projet évoquant les sentiments et les émotions face à la future disparition du bâtiment de la « Muraille de chine », situé à Clermont-Ferrand.
Notre volonté est de rendre un hommage fort. Cette installation plastique placera les usagers dans une immersion totale en lien avec l’édifice.
Le point clé est la retranscription des émotions des habitants de manière abstraite par l’utilisation de projections de peintures. >Notre but est de projeter les spectateurs dans leurs souvenirs.
Cette œuvre sera collaborative. Les personnes réaliseront au préalable les projections de peinture qui seront ensuite diffusées au sein de l’installation.
L’extérieur; revêtu de miroir ; se fondra dans le paysage du futur parc rue Henry-Andraud. Son aspect minimaliste et les sons provenant de l’intérieur ; intrigueront les usagers ce qui les incitera à parcourir l’installation.
Les différentes significations du mot « projection » (,mental …) créent une dimension philosophique et poétique prenant en considération les émotions, les pensées et la mémoire liées à cet édifice.
Ce projet permettra de continuer à faire vivre les mémoires de la muraille.

Maréva Martin-Gonnot, Morgane Grange


Entrevoir le passé

Après avoir déambulé longuement dans la muraille de Chine en pleine déconstruction, nous avons imaginé un projet permettant de perpétuer la mémoire de la muraille et en particulier celle des habitants qui y ont vécu.

Ces derniers auraient la possibilité de déposer des effets personnels qui les ont accompagnés durant leur vie là-bas. Les objets seraient scellés dans des boîtes cubiques de mêmes dimensions, afin que tout le monde puisse les observer à travers un juda. Celui-ci, par sa petite taille, permet seulement d’entrevoir et donc de conserver une certaine intimité ainsi que d’établir des liens entre les populations. La forme carrée répétitive ferait écho aux anciens appartements exigus qui constituaient le bâtiment. Les boîtes, faites de bois, seraient quant à elles mélangées avec des blocs bétonnés pour représenter la structure massive de la muraille. Par ailleurs, le dispositif serait constitué de huit étages avec chacun trois boîtes en bois pour symboliser les trois appartements par étage qui ont existé auparavant. Un étage tout en béton serait ajouté au sol pour surélever le tout et permettre aux plus petits une meilleure vision.

Le procédé, situé à chaque entrée des anciens blocs, rappellera la situation géographique et les traces que la muraille a laissé. Il s’agit de ne pas oublier que ce bâtiment a marqué la vie et la vue Clermontoise.

Solène Tourette, Chloé Fradet et Anne Poncetta

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